Osaka … première étape de mon voyage au Japon

Septembre 2016 – Lors de notre précédent grand périple, nous avons décidé de changer d’itinéraire à mi-parcours. Nous avions décidé de remettre le Japon à plus tard … Et ça y’est ! De retour de l’archipel nippon je vous propose de découvrir la première étape de mon voyage au Japon : escale à Osaka. Au programme de ces quelques jours : le parc Meiji no Mori Minō Quasi, le sanctuaire Sumiyoshi Taisha et les quartiers Namba et Amerikamura.

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Pourquoi Osaka ? Un peu par hasard. En comparant le prix des billets d’avion, je me suis rendue compte qu’un Paris-Osaka / Tokyo-Paris était moins cher qu’un aller-retour plus classique. Et puis, ça me permettait de ne pas revenir à mon point de départ.

Lorsque nous vivions en Australie, Romain et moi avons rencontré Kiyomi, une prof d’anglais japonaise avec qui nous avons bien sympathisé. C’était en 2011, mais nous avons gardé contact. C’est grâce à elle qu’en arrivant à Osaka, j’ai été accueillie par Maho. Pendant 4 jours, Maho m’a accueillie chez elle et m’a donné les premières clés nécessaires pour apprécier mon voyage dans l’archipel nippon.

Japon : premières impressions

Mais revenons à mon arrivée au Japon. Après une douzaine d’heure de vol, pendant lequel je n’ai pas beaucoup dormi …, je pose enfin le pied au Japon. Il n’y a rien qui ressemble plus à un aéroport international qu’un autre aéroport international (à l’exception peut-être de celui de Katmandou). J’ai quand même droit à ma première découverte. Je m’y attendais. J’avais même hâte de les rencontrer … ce haut lieu d’aisance que sont les toilettes japonaises. J’aurai l’occasion de vous en reparler (Un article sur le sujet ? C’est bien possible …).

Je me dirige ensuite vers les bureaux de l’immigration. Petit moment de stress. Je n’ai pas imprimé mon ebillet. Je n’ai donc aucune preuve que j’ai un moyen de quitter le territoire. Heureusement, comme dans beaucoup d’endroit au Japon, le wifi est accessible. Je télécharge mon billet. Je n’ai pas envie de revivre ce moment de solitude vécu à la douane néo-zélandaise 5 ans plus tôt. Nous avions bien failli ne pas entrer sur le territoire kiwi. Heureusement, depuis, l’utilisation du ebillet est entrée dans les mœurs douanières et l’agent ne me demandera même pas de le présenter. Mon entrée sur le territoire japonais fut d’une simplicité déconcertante, surtout lorsqu’on lit les récits de backpackers, pratique « suspecte » aux yeux des Nippons. Mais mon bon gros backpack n’ai pas passé inaperçu aux yeux de l’agent en charge de vérifier les bagages. J’ai du quasiment du tout sortir de mon sac.

Une fois mon sac remballé, je peux enfin quitter la zone internationale. Le Japon, me voilà ! Petit passage au distributeur (où je fais la queue derrière un groupe de français que je croiserai 10 jours plus tard à Kyoto), achat d’un billet de bus pour Osaka (l’aéroport du Kansai est situé à environ 50 km de la ville) et je sors enfin de l’enceinte du bâtiment. Je connais un peu l’Asie, mais je ne m’y attendais pas.  Je me fais avoir à chaque fois. Bam. 30°C, 80% d’humidité. Ça commence à perler sévère sur mon front. Et ça ne s’arrangera pas pendant le 15 prochains jours.

Environ 2h plus tard, j’arrive enfin à Yao, petite ville de banlieue à 30 minutes en train du centre d’Osaka, où vit Maho. Maho, qui m’attend à la gare, n’a aucun mal à me reconnaître. Je suis la seule occidentale. C’est ce que j’aime le plus en étant hébergée par des locaux : me retrouver dans des coins où je suis la seule touriste. Des coins où les « vrais » gens vivent. Et, c’est le cas à Yao. Maho m’accueille comme si nous nous connaissions depuis des années. Nous rejoignons son appartement typiquement japonais dans sa voiture typiquement japonaise.

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 Meiji no Mori Minō Quasi, îlot de verdure

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Même si le décalage horaire et la fatigue me tiraillent, je ne veux pas dormir. Nous mangeons un petit bout (Air France nous a bien nourris sur le vol – tous les plats véganes étaient top et, cerise sur le gâteau, un des snacks pour l’ensemble des passager était une crème dessert Soy au chocolat <3) avant de partir visiter le parc Meiji no Mori Minō Quasi, sur les hauteurs de la ville. Sans voiture, je ne suis pas sûre que j’aurai pu m’y rendre. Les arbres n’ont pas encore revêtu leurs manteaux d’automne. Je suis un peu déçue. L’été, la chaleur et l’humidité n’ont pas envie de partir de si tôt cette année.

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Nous nous baladons dans ce splendide parc où temples, cascades et pont japonais se côtoient. C’est ma première visite, je suis sous le charme. Je découvre les couleurs du Japon, celle qui me rappelleront ce voyage : le vert des arbres, le gris de la pierre, des maisons et trop souvent du ciel, le rouge des ponts et des ornements.

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Ces couleurs m’ont fait râler plus d’une fois pendant ce voyage. J’aime le ciel bleu et les couleurs vives quand je voyage. Mais, à un moment, il y a eu ce tournent dans mon voyage. Moment où je me suis mise à apprécier le Japon comme il était et à arrêter de comparer la météo à celle que nous avons eu la chance d’avoir 90% du temps en Asie jusqu’à maintenant.

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J’ai passé les deux jours suivants à visiter Osaka, le premier seule, le second avec Maho comme guide et interprète. Au programme, visite de temples, randonnées urbaines et éclairages au néon !

Sanctuaires shinto et temples bouddhistes

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Mauvais présages sur les petits papiers prédisant l’avenir prêts à être annulés par les moines (?)

Les religions jouent un rôle important dans la vie des Japonais. Ils « piochent » leurs croyances dans deux principaux cultes : le shintoïsme (natif du Japon) et le bouddhisme (importé du Népal, de Chine puis de Corée à partir du 5e siècle). Chacune de ces religions possède ses propres lieux de cultes : sanctuaires pour la première, temple pour la seconde. Ils peuvent sembler similaires au premier abord pour notre regard occidental, mais de nombreux éléments permettent de les différencier, notamment d’un point de vue architectural.

Un des premiers points permettant de différencier un sanctuaire d’un temple est l’élément vous accueillant. Un torii (portique) dans le cas d’un sanctuaire, un mon (porte) dans un temple.

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Torii en pierre

Une corde tressée de paille de riz indique souvent que l’on se trouve dans un sanctuaire alors que la présence de statues de Bouddha ne nous laisse aucun doute sur la nature du lieu. Enfin, le nom japonais du lieu peut vous aider à déterminer où vous allez vous rendre : 

  • jinja = sanctuaire
  • tera, dera ou plus souvent ji = temple

Mon préféré, à Osaka, est sans doute Sumiyoshi Taisha. La présence de Maho pour m’expliquer les subtilités du lieu, des pratiques des fidèles et le fait que je sois repartie avec mes amulettes ne sont pas étrangers à cette préférence !

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Le plus vieux de la ville, ce sanctuaire est aussi le plus important sanctuaire sumiyoshi du Japon où sont vénérées les kami, divinités shinto. Les kamis sont la plupart du temps des éléments de la nature, des animaux ou des forces créatrices de l’univers. Le premier de l’an, les fidèles se retrouvent ici en masse pour prier et demander au kami de bons présages pour la nouvelle année.

 

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Zone à l’entrée du sanctuaire pour procéder à la purification

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Mais des temples et des sanctuaires, il y en a presque à chaque coin de rue. J’ai visité bon nombre de ceux conseillés dans mon guide de voyage, mais je vous conseille vivement de vous balader et d’en découvrir d’autres moins fréquentés. L’ambiance y sera tout aussi agréable.

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AstuceL’application Map.me pour smartphone est bien utile, à la fois pour se repérer sans même avoir besoin d’utiliser ses données (il suffit juste de télécharger les cartes lorsque vous êtes connectés en wifi et d’activer ensuite son GPS), mais aussi pour repérer les lieux de cultes. Une icône leur est dédiée. Ainsi, vous savez si vous êtes ou pas à proximité d’un temple, d’un sanctuaire, d’une église, d’une mosquée, etc. J’ai ainsi visité de très jolis lieux qui n’étaient pas référencés dans mon Lonely Planet.

Sans rentrer dans le détail, voici quelques photos des temples et sanctuaires que j’ai beaucoup appréciés. ceux que j’ai préférés.

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Petit coup de cœur aussi pour le petit sanctuaire Ohatsu, à deux pas de la gare Umeda. Ambiance studieuse pour les moines (??) et contemplatives pour les fidèles.

 

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Randonnées urbaines à Osaka

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Avec Maho, la visite s’est effectuée en train/métro et en tram (impossible de prendre ce dernier sans parler japonais, même Maho devait demander confirmation à chaque fois). Seule, j’adopte une autre stratégie : celle de la randonnée urbaine. Outre le fait que cela m’a fait économiser quelques yens, ce qui n’est pas négligeable, j’aime marcher en ville. Tout d’abord, ça me permet de faire un peu d’exercice car j’ai tendance à oublier de faire ma mini séance de sport quotidienne en voyage … Mais surtout, c’est l’occasion unique de voir comment la ville s’articule, d’observer les transitions entre les quartiers et d’être témoin de scènes de vie quotidiennes absentes des lieux touristiques.

Mon périple du jour, environ 12 km, m’a mené de la gare Umeda, au sanctuaire Ohatsu vers le quartier Amerika en passant par l’île Nakanoshima pour finir dans le quartier de Namba avant de rejoindre la gare d’Uehonmachi pour reprendre le train vers Yao. Voici en images ma découverte de la ville.

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Namba et Amerikamura, le kitch et les tendances à la japonaise

À quelques pas l’un de l’autre, deux quartiers représentent à eux seuls l’antagonisme nippon : Namba et Amerikamura.

Namba

Namba est LE quartier des loisirs de la ville. Considéré comme l’un des endroits les plus animés d’Osaka, Namba s’organise autour de son centre névralgique : l’ultra commerçante rue Dontobori.

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Parallèle au canal éponyme, Dontobori est une rue jonchée de restaurants et très fréquentée (de jour comme de nuit, même si la fréquentation atteint son paroxysme à la tombée de la nuit et le week-end). Après une séance de shopping sous les arcades et dans les centres commerciaux situés à deux pas, les Osakiens se retrouvent pour dîner, chanter et boire une bière dans les nombreux établissements de Dontobori. Les enseignes se parent de leurs plus beaux néons et statues en tout genre pour se démarquer des autres et attirer le chaland. Et ça marche. Les rues, les restaurants et les magasins sont bondés. Namba a un je ne sais quoi qui me rappelle un peu Camden Town à Londres. Ni une ni deux, je dégaine mon appareil photos et je mitraille. Voici une petite sélection.

 

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À mes yeux, les enseignes lumineuses, les plats en plastique dans les vitrines des restaurants et le karaoké sont kitch. Mais, un kitch que j’aime beaucoup ! Autant, j’ai été, au début, déçue par les couleurs du Japon de jour, autant de nuit, je suis servie !

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Lève-tôt, couche-tôtPetit plus, si vous êtes comme moi et que vous vous levez tôt en voyage, vous n’aurez pas besoin d’attendre 22h pour vous émerveiller devant toutes ces stimulations visuelles : la nuit tombe à partir de 17-18h au Japon en septembre.

Amerikamura

Je ne sais pas pourquoi, mais en arrivant dans Amerikamura, je pensais croiser de nombreux japonais habillés à l’effigie de leur héro de manga préféré, des punks et des jeunes femmes poupées au teint de porcelaine. Et bien non.

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Littéralement « village américain » en Japonais, Amerikamura était dans les années 70 un district où les enseignes étaient spécialisées dans la vente de produits importés des États-Unis. Le quartier a changé d’image mais a conservé son nom. C’est aujourd’hui le lieu où découvrir les dernières tendances vestimentaires, dégoter l’accessoire indispensable et où la jeunesse branchée aime déambuler et faire ses emplettes. Certes, les devantures des magasins y sont criardes, mais, dans ces rues étroites, se cachent en fait des perles en matière de mode et de musique.

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Mes repas à Osaka

Une de mes collègues m’avait prévenu. Au Japon, tu vas avoir faim. Et ce n’est pas faux. Entre les portions qui ne sont pas bien grosses, les longues journées de marche que j’ai accumulé ajoutées au fait que je ne mange pas de produits animaux (ce qui ne facilite pas les achats de nourriture) … j’ai eu « quelques fois » faim. Mais, les saveurs japonaises ont su me faire oublier tout cela. Mes hôtes m’ont toujours cuisiné de bons petits plats. Et, je dois dire que Maho a placé la barre très haute. La preuve en images.

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Je ne les ai pas pris en photos, mais Maho glissait souvent dans mon sac des onigri maison qu’elle me préparait pour le déjeuner 🙂 !

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