Let’s go to Laos

Quelle drôle d’idée d’arriver en Thaïlande et de n’y rester que quelques dizaines d’heures … Oui, mais Bangkok étant l’un des plus gros hub d’Asie du Sud-Est, les vols à destination de la capitale thaïlandaise défient toute concurrence. Nous avons donc choisi de passer par le Royaume de Siam pour rejoindre le prochain pays sur notre feuille de route : le Laos.

Train vers Ubon Ratchathani

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Nous choisissons de nous rapprocher de la frontière laotienne en prenant le train, de bon matin, jusqu’à Ubon Ratchathani. Prendre un train de nuit aurait été une solution confortable mais plus onéreuse que de dormir une nuit à Bangkok, sans oublier que nous n’aurions pas pu admirer le paysage.

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A 6h20, nous sommes sur le quai, devant notre wagon de 3ème classe.

Nous avons lu que des vendeurs ambulants montaient régulièrement dans le train pour vendre toutes sortes de petits plats, nous ne prenons donc aucun snack. Et, effectivement, à peine avons nous quittés la gare Hua Lamphong de Bangkok que les premiers vendeurs font leur apparition. Mais après une nuit difficile dans un dortoir de fêtards, nous n’aspirons qu’à nous reposer … ce que nous ferons pendant les trois premières heures du voyage.

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Devant nous, une partie du wagon est réservée aux moines et aux personnes âgées. Pour aller aux toilettes, il faut traverser cette partie du wagon. Nous observons donc les Thaïs se prosterner devant les moines à chacun de leur passage au petit-coin.

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Le voyage est long, mais pas désagréable. Romain continue sa lecture du Tour du monde en 1980 jours de Jérémie Mary, quant à moi, je regarde le paysage entre deux siestes.

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Nous commençons à avoir faim et nous dégotons des cacahuètes – aucun vendeur ne proposent de plats végétariens. A première vue, elles sont étranges, humides. Il s’agit de cacahuètes fraîches ! Une première pour nous qui ne les connaissons que sous leur forme grillée. Elles sont légèrement plus sucrée que celles que nous avons l’habitude de manger. Nous enchaînons avec des épis de maïs. Notre snack nous cale pour un moment. Mais quand la faim se fait vraiment sentir, vers 14h, nous découvrons à nos dépends que les vendeurs ont fini de travailler. Nous ne verrons plus personne traverser notre wagon jusqu’au terminus … que nous atteignons à 18h !

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Arrivés à Ubon Ratchathani, nous esquivons les chauffeurs de taxi et de tuk-tuk pour partir à la recherche d’un bus. Un seul bus est stationné devant la gare. Personne ne parle anglais, mais nous supposons que ce dernier se rend vers le centre-ville. Ce qui est heureusement le cas !

Après avoir déposé nos sacs à l’auberge, nous repartons directement à la recherche d’un bon dîner que nous trouverons au marché de nuit de la ville. Chaque stand propose des plats différents. Nous faisons un premier tour à la recherche d’un pad thai. Avant même de commander notre repas, nous succombons à l’appel d’une crêpe sucrée. Miam. Alors que dans nos souvenirs, les stands de pad thai étaient présents à tous les coins de rue en Thaïlande, nous n’en trouvons aucun. Nous nous rabattons sur un plat similaire, des noodles sautées aux légumes et aux œufs accompagnées de gâteaux de riz salés dorés au barbecue. Pour finir, nous nous laissons tenter par de nouvelles crêpes et des gaufres.

En bus vers Pakse au Laos

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Le lendemain matin, nous faisons un petit tour au marché qui fait face à notre auberge pour prendre le petit déjeuner. Au menu : gaufres et bananes grillées au barbecue. Nous filons ensuite en tuk-tuk à la gare routière. Il est 8h30 et le prochain bus pour le Laos est normalement à 9h30. Au guichet des billets internationaux, la vendeuse ne parle pas vraiment anglais mais nous fait comprendre que le prochain bus est à 15h30 … Dépités, nous faisons un petit tour dans la gare routière et envisageons nos options : attendre 15h30 ou prendre un mini bus jusqu’à la frontière, passer la frontière à pied et prendre un autre mini bus au Laos. Cela ne nous enchante pas trop … Vers 9h, nous voyons le bus que nous voulons prendre arriver.

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Nous retournons au guichet et là miracle : la chargée de l’office du tourisme nous attend et nous explique que le prochain bus part bien à 9h30. Elle fait l’intermédiaire avec la guichetière et nous voici prêts à partir pour le Laos.

En route, je suis surprise par la qualité des infrastructures. Les routes, les maisons et la végétation me rappellent le Nord du Queensland australien. Seuls les temples bouddhistes et les écriteaux me rappellent que nous sommes en Thaïlande.

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En moins de deux heures, nous arrivons au poste frontière.

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Nous n’avons théoriquement que 20 minutes pour faire notre visa.

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Nous descendons du bus, faisons tamponner notre passeport par les autorités thaïlandaises et nous continuons à pied. Contrairement aux autres frontières terrestres que nous avons déjà franchies, nous traversons le no man’s land qui sépare la Thaïlande du Laos à pied, dans un sous-terrain.

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Malgré nous (nos sacs sont dans le bus), nous sommes des hors la loi. En effet, il est interdit d’introduire des briquets et des cartes à jouer au Laos …

Une fois sortie du tunnel, nous sommes au Laos. Sur le bord de la route, les voitures circulent. Nous pourrions monter dans l’une d’entre elles et continuer notre voyage sans qu’un seul officier ne se soucie de nous. Nous décidons tout de même d’aller au poste de frontière 300 m plus loin faire notre visa et nous alléger de 30$.

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Loin du stéréotypes des douaniers, les officiers auxquels nous avons à faire sont souriants et très aidants. Toutefois, ils nous refusent quelques uns de nos billets de 20$. Pourquoi ? Parce qu’ils sont trop vieux. J’ai pourtant fait attention d’obtenir que des billets récents (ceux avec un dégradé de couleurs), mais les séries de 2006 ne sont plus acceptés au Laos.

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DollarsLorsque vous vous procurez des dollars, veillez à obtenir les billets les plus récents possibles. L’année de production est inscrite côté face du billet, en bas au milieu. Ci-dessous un billet de 2006, donc trop vieux pour le Laos.

20$

En moins de 15 minutes, nous obtenons notre visa, retirons des kips, la monnaie locale, et sommes prêts à repartir.

Retirer de l’argent au LaosComme en Thaïlande, les détenteurs de cartes bancaires étrangères doivent payer des frais d’accès au réseau monétaire du pays. Au Laos, chaque retrait, en plus des éventuels frais de votre banque, est facturé 20 000 kips, soit environ 2 euros. Pour limiter les frais, nous vous conseillons de retirer 1 000 000 kips (environ 100 €) à chaque fois. Autrement, arriver dans le pays avec suffisamment de dollars ou de bahts pour pouvoir les échanger dans les banques laotiennes.

A nous le Laos. Prochain arrêt : Pakse.

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2 commentaires

  • J’attends votre retour sur le livre 😉
    Je suis content d’apprendre votre astuce du billet de 2006 car j’ai que ça sur moi ! Va falloir que je trouve une solution avant mon passagau Laos !

  • Vadrouille et Tambouille dit :

    J’ai adoré son livre, même si par moments j’étais un peu lassé par son style « peu nature » (quand il chercher systématiquement à utiliser des métaphores ou des synonymes). Mais, j’étais à fond dans le récit. Je n’ai jamais lu un livre aussi vite. Aussi, on a plus ou moins les mêmes impressions que lui sur les pays que nous avons déjà visités.
    Pareil pour Rom.

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