Top 5 culinaire – Le Vietnam

Il y a quelques mois, je vous proposais de découvrir mon Top 5 des spécialités népalaises. Je reviens aujourd’hui pour de nouvelles découvertes culinaires asiatiques, mais cette fois-ci d’un pays situé beaucoup plus à l’Est : le Vietnam !

Même si le Vietnam n’est pas notre destination coup de cœur (il mériterait toutefois qu’on lui accorde une seconde chance hors des sentiers touristiques), Romain et moi sommes unanimes : la nourriture vietnamienne est délicieuse. Voici donc les 5 plats que j’ai préféré déguster au pays d’Hô Chi Minh.

5 – phở

Servi à toute heure de la journée, le phở est l’un des plats emblématiques de la cuisine de rue vietnamienne.

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Consommée principalement au petit déjeuner, cette soupe de nouilles est constituée d’un bouillon (de viande ou de légumes), de tranches et boulettes de viande (bœuf ou porc) ou de tofu, accompagnés d’herbes fraîches et, dans le Sud du pays, de pousses de soja. Chacun peut ensuite ajouter à sa convenance du piment et du jus de citron vert. Adorant la coriandre, j’en demandais systématiquement un supplément pour parfumer mon plat.

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4 – chè

Le chè … je ne sais pas trop comment définir cet étrange dessert que j’ai consommé en masse après avoir surmonté mon appréhension. Car, oui, le chè ne ressemble à rien.

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En fait, le mot chè est un terme générique au Vietnam pour qualifier un dessert, une boisson épaisse sucrée ou un pudding. Les différentes variétés de chè sont constituées de haricots blancs ou rouges de toutes tailles, de perles de tapioca, de crème de maïs, de graines de lotus, de morceaux de taro* ou de manioc, de dés de gelée, de patate douce, de riz gluant, de sésame noir ou encore de crème de coco.

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Chaque jour, les vendeurs de rue préparent plusieurs de ces ingrédients et les assemblent selon l’envie du client dans un grand verre ou une coupelle.

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Les combinaisons possibles sont infinies : le suffixe chè est simplement ajouté aux ingrédients le constituant. Pour nous qui ne parlons pas et ne lisons pas le Vietnamien, il nous suffit de pointer les marmites !

TaroTubercule alimentaire cultivé dans les régions tropicales, le taro est consommé au Vietnam principalement dans des préparations sucrées. Son goût subtil et sa texture farineuse me rappellent la patate douce. Des glaces industrielles sont mêmes élaborées à base de taro.

3 – bò bún

Pendant notre séjour au Vietnam, nous avons beaucoup mangé dans les gargotes de rues. Les vendeurs proposent souvent un plat unique ou parfois deux. Du coup, le choix est souvent limité. C’est pourquoi je n’ai pas pu consommer aussi souvent que je souhaitais des bò bún.

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Servi dans un grand bol, ce plat est constitué d’un lit de salade, de vermicelles de riz, d’une source de protéines (traditionnellement du bœuf, mais pour ma part c’était du tofu frit), des cacahuètes et de la coriandre, le tout arrosé d’une sauce sucrée-salée. Un délice !

bò búnEn Vietnamien, bò signifie bœuf et bún vermicelles. Donc, lorsque qu’on change la source de protéines du plat, son nom change aussi. Par exemple, le bún cha gio est un plat similaire où les crudités et les nouilles sont conservées mais où le bœuf est remplacé par des nems. Ne parlant pas Vietnamien, je me contente de parler de bò bún et de préciser que je le mange au tofu !

2 – cuisine bouddhiste

Contrairement aux autres pays d’Asie du Sud-Est, le Vietnam a été fortement influencé par la culture chinoise, en particulier par le bouddhisme pratiqué dans l’Empire du milieu.

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A dominante vegan, la cuisine bouddhiste est 100% végétarienne et suit les principes de la non-violence et de la compassion. Environ 12% des Vietnamiens se disent bouddhistes, ce qui en fait le groupe religieux le plus important (la majorité des Vietnamiens, 73%, étant athée). Alors que le clergé bouddhiste est végétarien tout au long de l’année, les croyants adoptent un régime végétal par période, en fonction du calendrier lunaire. De ce fait, il est très simple de trouver des restaurants végétariens dans les villes vietnamiennes, d’expliquer aux vendeurs de rue que l’on ne consomme pas de produits animaux ou de se régaler dans les restaurants des temples bouddhistes.

Au vu de la diversité des plats proposés dans les restaurants végétariens vietnamiens et dans ceux des temples bouddhistes, j’ai hésité à placer la cuisine bouddhiste en première place.

1 – rouleaux d’été

Les rouleaux d’été ! Hum, quel délice ! Rien qu’à l’évocation de leurs noms, je salive. Les rouleaux de printemps, ou plutôt d’été (voir encadré) sont des bouchées fourrées de salade, de carottes, de concombre, de menthe fraîche, d’oignon nouveau, de vermicelles de riz, de pousses de soja et d’une source de protéines (tofu, viande ou crevettes) le tout enroulé dans une fine feuille de riz humidifiée.

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Après avoir passé 3 mois au Népal où les crudités étaient vivement déconseillées, je me suis lâchée sur ces petites merveilles. Très légers, les  gỏi cuốn ne sont pas assez rassasiants pour constituer un repas, mais, trempés dans une sauce aux cacahuètes, ils sont une entrée idéale. Petit bonus : les Vietnamiens savent ce qu’être végétarien veut dire. Il suffit donc de demander sa sauce d’accompagnement sans sauce de poisson et le repas est 100% végé !

Printemps ou été ?
Attention ! Si vous voyagez au Vietnam et que vous commandez des rouleaux de printemps (Spring rolls en Anglais), vous allez être déçus. En effet, à un moment donné, il y a eu une confusion des termes lors de la traduction des mets vietnamiens en Français. Les rouleaux de printemps sont en effet des nems (nem rán ou cha gio en Vietnamien), petits rouleaux fourrés et frits alors que les rouleaux d’été (fresh rolls en Anglais et gỏi cuốn en Vietnamien) sont des petits rouleaux frais fourrés.

Avez-vous déjà mangé des plats vietnamiens ? Si oui, lesquels préférez-vous ? Sinon, lesquels vous tentent ?

1 commentaire

  • Vadrouille et Tambouille dit :

    hummm pour certains trucs et un peu moins hummm pour d’autres:)

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