Juillet 2014 – Le Transsibérien, cette voie mythique de chemin de fer qui nous fait rêver depuis longtemps ! Nous y sommes enfin. La première étape nous mène de Moscou à Ekaterinbourg. Nous passerons également par Perm pour une visite particulière de Perm-36.
Perm, entre goulag et « stone-town«
Perm fut autrefois appelée Molotov, oui, oui en l’honneur à Viatcheslav Molotov et son fameux cocktail ! Ancienne ville d’industries lourdes (métallurgie et chantiers navals), Perm connaît depuis peu une mutation vers la culture. Perm est notre premier stop sur le transsibérien. Nous faisons des tours autour d’un bâtiment et nous demandons de l’aide à un salon de beauté pour nous repérer. Après un passage au Mc Do’ pour le Wifi, nous arrivons enfin à trouver notre hostel ! Et là, très bonne surprise, il est très spacieux et nous sympathisons avec Sacha (la sœur de la gérante).
Nous passerons une journée avec Sacha, Anton et Yulia. Ils nous emmènenet dans la campagne profonde autour de Perm pour visiter Perm-36 et « stone-town« .

Perm-36 est un ancien camp de travail forcé (on s’entend) ou goulag soviétique destiné aux opposants politiques. En activité entre 1946 et 1987, il est maintenant l’un des seuls camps ouverts au public en tant que musée. Nous y découvrons les conditions de vie et de « détention » dans ce type de camp. Cela nous rappelle fortement notre visite du camp d’Auschwitz-Birkenau en Pologne.


A fond de 3ème (à 120 km/h tout de même), nous reprenons la « route » cabossée. Direction cette ville de pierres au beau milieu de l’Oural.

Nous y découvrons des structures ressemblant à des animaux, des passages étroits, des abris. Cela nous rappelle fortement (encore une fois) les shelters et les formations rocheuses d’Australie. Nous en profitons pour nous reposer et parcourir ces étranges roches sorties de nulle part.

Sur le retour, nous apercevons 3 camions retournés. Le voyage se fait toujours à fond de 3ème.
Ekaterinbourg et ses tsars
Après quelques heures de train, nous voici à Ekaterinbourg. Deuxième stop sur le Transsibérien. Cette ville est nommée en l’honneur de Catherine II de Russie. Entre 1960 et 1990, elle est fermée aux étrangers en raison du complexe militaro-industriel. Aujourd’hui, elle est un carrefour ferroviaire majeur de l’Oural et la troisième ou quatrième (selon les critères) ville du pays.
L’acier de la tour Eiffel proviendrait de la région d’Ekaterinbourg. Ils en sont assez fiers ! Parait aussi que la Statue de la Liberté serait également faite avec cet acier …A creuser !

La ville n’est pas très captivante. Mais il y a tout de même la mairie style Kremlin qui arbore d’ailleurs une étoile rubis un peu « illégalement ».

Nous avons aussi découvert le concept de « capsule temporelle », une sorte de sauvegarde collective de biens et d’informations. Cela fait autant de témoignages pour les générations futures. Scellée en 1970, la capsule sera ouverte en 2020. Les habitants de la ville pourront donc découvrir comment les habitants de l’époque imaginaient leur ville 50 ans plus tard. Nous pouvons dire avec certitude que la réalité est bien différente de ce que les soviétiques des années 70 imaginaient.

Lors de notre passage, nous étions présents le jour du « Tsarist day« . C’est le jour de commémoration de l’assassinat de la famille impériale Romanov dans la cathédrale de la ville.

Notre but était d’assister à la célébration nocturne qui avait lieu. Cela consiste en une marche d’environ 17 km et une grande messe. Mais, vers 22h, un orage horrible a éclaté et nous a trempé jusqu’aux os. Nous avons décidé de rentrer sous la pluie, totalement noyés … J’ai tout de même réussi à prendre un éclair en photo. Cela m’a valu quelques crampes à attendre bêtement que celui-ci tombe devant moi !

Il est l’heure de reprendre le Transsibérerien vers l’Est … en route vers la Sibérie.
Connaissez-vous Perm ou Ekaterinbourg ?
