Livres de voyage : explorateurs d’univers

Après Jules Verne, Stevenson et Jack London, je vous présente 3 nouveaux auteurs, plus contemporains. Kerouac, de la « génération beatnik », Alexandra David-Néel, la bouddhiste-exploratrice et Nicolas Bouvier, l’artiste-voyageur. Ils ont tous écrit des grands livres de voyage sous forme de romans ou de récits. Ils ont également découvert le monde à leur manière et selon leur propre vision. Chacun a son propre univers.

Jack Kerouac, le beatnik voyageur

Beat GenerationC’est un mouvement littéraire et artistique qui naît aux USA dans les années 1950. Ginsberg, Burroughs et Kerouac en sont les trois icônes. Sorte d’avant-garde de la libération sexuelle et du mode de vie des années 1960.

Peut-être l’un des auteurs américains les plus importants de son époque, Jack Kerouac est une icône de la Beat Generation. Ces deux grands romans sont en quelque sorte des autobiographies : Sur la route et Big Sur. Le premier est certainement le plus connu de cet auteur.

La circulation en Nouvelle-Zélande

Dans Sur la route, Jack Kerouac rencontre Neal Cassady, personnage haut en couleurs et vagabond mystique. Cette virée est une véritable fête mobile et éphémère. Ce roman est surement le chef d’œuvre de Kerouac.

Le second roman est Big Sur où Jack Duluoz (… plutôt Jack Kerouac) part se réfugier au bord de la mer à Big Sur. Fatigué de la débauche, sa retraite face à la mer le rend fou et il repart à San Francisco reprendre sa vie de Roi des beatniks.

Je termine avec deux photos du rouleau original Sur la route de Jack Kerouac exposé au Centre Pompidou. Écrit sans arrêt, sur une page unique et sans paragraphe, celui-ci est considéré comme le manifeste de la Beat Generation.

Jack Kerouac, On the Road

Sur la Route, rouleau original de Kerouac

Alexandra David-Néel, la bouddhiste de l’Himalaya

Autre personnage, autre ambiance. Alexandra David-Néel est née sous le nom de Louise Eugénie Alexandrine Marie David. Morte à l’âge de 101 ans, elle est la première femme d’origine européenne à avoir séjourner au Tibet dans la ville de Lhassa. Au cours de sa vie, elle a été anarchiste, bourgeoise, exploratrice, orientaliste, journaliste et j’en passe.

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Son récit Voyage d’une Parisienne à Lhassa retrace son périple pour accéder au Tibet. 8 mois à affronter le « pays des Neiges » en se faisant passer pour une mendiante tibétaine. 8 mois d’aventures et de galères pour devenir la première femme étrangère à entrer à Lhassa en 1924. Bien avant qu’on ne parle de « raid » ou de « trek dans l’Himalaya« , Alexandra David-Néel nous fascine par cet exploit. Sa quête de spiritualité et son regard sur la civilisation tibétaine nous permet de vivre l’aventure à ses côtés.

Nicolas Bouvier et l’usage du Monde

Sans conteste Nicolas Bouvier a participé à écrire l’un des chefs d’œuvre de la littérature de voyage. Je parle, bien entendu, de son roman L’usage du monde. Tout bon voyageur doit avoir lu (ou au moins avoir entendu parler) de ce roman.

Les vestiges du mur de Berlin

L’usage du monde est le récit d’un voyage de 17 mois, dans les années 1950. Accompagné par son acolyte Thierry Vernet, ils partent de Yougoslavie jusqu’en Afghanistan à bord d’une Fiat Topolino. L’ouvrage culte de Nicolas Bouvier est un véritable manifeste à l’ouverture au monde extérieur, au lâcher prise et à l’émerveillement des flâneries.

En lisant dernièrement, Il faudra repartir, l’une des dernières œuvres publiées sur les voyages de Nicolas Bouvier, j’ai découvert les prémices de ce livre. Alors qu’il est sur la route entre Genève et Copenhague, il écrit dans son carnet de notes plusieurs réflexions sur le titre :

  • L’usage du monde
  • Le monde extérieur
  • Un moment de la vie

Global Warming in Amsterdam

Durant cette lecture, il est possible de voir que, déjà à l’époque, Nicolas Bouvier se questionne sur la mondialisation et l’essor des transports aériens avec des phrases comme :

  • « Dans les hôtels de Jakarta, il est spécifié sur la carte que presque tous les fruits servis sont importés ! C’est un monde quand même quand on voit ce qui dégringole des arbres !« 
  • « La mer se vide : c’est un phénomène planétaire. … L’air est moins coûteux aujourd’hui« .

Voyageur invétéré, Nicolas Bouvier n’arrête pas de nous faire part de ses aventures. Ses romans les plus connus sont certainement Japon et Chronique Japonaise où l’on découvre son amour pour le Japon à travers différentes périodes. Enfin, je peux également citer Le Poisson-Scorpion qui reprend son aventure de 9 mois à Ceylan (Sri Lanka).

Et vous quels sont vos auteurs de voyage préférés ? Avez-vous vu lu Kerouac, David-Néel ou Bouvier ?

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